Dans un coin de rue de Yaoundé, une scène banale mais révélatrice se déroule. Une femme, debout devant un mur défraîchi, déverse ses ordures sur un tas déjà bien fourni. Autour d’elle, des déchets de toutes sortes s’entassent : restes alimentaires, plastiques, détritus en décomposition. Cette image, loin d’être exceptionnelle, résume à elle seule la réalité quotidienne de nombreux habitants de la capitale.
Une habitude dictée par la contrainte
Le geste de cette femme n’est pas anodin. Il ne relève pas forcément d’un manque de civisme, mais plutôt d’un manque d’alternatives. Dans plusieurs quartiers, les poubelles publiques sont inexistantes ou insuffisantes. Le ramassage des ordures, assuré notamment par Hysacam, reste irrégulier dans certaines zones. Face à cela, les populations n’ont souvent d’autre choix que de créer des dépotoirs improvisés. Ainsi, ce qui devrait être un service structuré devient une gestion individuelle et précaire des déchets.
Un environnement dégradé
L’image montre également un cadre de vie affecté. Les tas d’ordures, exposés à l’air libre, dégagent des odeurs nauséabondes et attirent insectes et rongeurs. À long terme, cette situation favorise la propagation de maladies et détériore la qualité de vie des riverains. Le mur en arrière-plan, couvert de traces et d’affiches déchirées, renforce ce sentiment d’abandon. L’espace urbain semble laissé à lui-même, comme si personne n’en assurait réellement l’entretien.
Entre résignation et adaptation
La posture de la femme est révélatrice : elle agit avec naturel, presque indifférente à la situation. Cela traduit une forme de résignation.
Lorsque l’insalubrité devient une norme, elle finit par s’intégrer dans les habitudes quotidiennes. Mais cette adaptation a un coût. Elle banalise un problème pourtant urgent et réduit la pression collective pour exiger des solutions durables.
Un défi pour toute la ville
À travers cette image, c’est toute la problématique de la gestion des déchets à Yaoundé qui est mise en lumière. Elle interpelle à la fois les autorités, les entreprises de collecte et les citoyens. Améliorer la situation passe par une meilleure organisation du ramassage, une multiplication des points de collecte, mais aussi par une sensibilisation accrue des populations. Car si cette femme jette ses ordures ici, c’est aussi parce que le système ne lui offre pas d’autres options viable. Cette scène ordinaire raconte une réalité plus large : celle d’une ville confrontée à ses limites en matière de gestion des déchets. Derrière chaque tas d’ordures, il y a des habitants qui s’adaptent comme ils peuvent. Et derrière chaque geste, une question persiste : jusqu’à quand Yaoundé pourra-t-elle continuer ainsi ?
La gestion des déchets au Cameroun est un problème à revoir de ce fait
Je félicite cet article pour la dénonciation des maux qui minent la société
Une analyse claire et percutante, qui montre comment l’adaptation quotidienne masque l’urgence d’agir.
C’est une réalité que Mikailou Maryam nous relate car les ordures sont devenus nos colocataires dans les coins de la ville félicitations pour ce rappel espérons que sa va suffire pour nous réveiller et ouvrir les yeux de nos doyens du pays
Belle initiative sur les problèmes de propreté a Yaounde
Cette situation reflète un problème sérieux d’insalubrité urbaine qui impacte directement la qualité de vie des habitants de Yaoundé. La gestion des déchets semble insuffisante face à la croissance de la population et à l’urbanisation rapide. Il devient urgent de renforcer les systèmes de collecte, de sensibiliser les citoyens et d’impliquer davantage les autorités locales pour rendre la ville plus propre et vivable.
Il faut que le peuple change sa mentalité . Le changement c’est nous et de plus l’être humain doit respecter l’environnement car tôt ou tard sa nous rattrape . Les inondations aui se passent à Yaoundé présentement sont causés a 90% par les debrits d’ordures déposés un peu de partout dans la ville . Maximisons la sensibilisation des ménages
Le fléau des ordures dans les routes devient récurrent félicitations pour la dénonciation.
Votre article mérite que les pouvoirs publics s’y intéressent et y accordent une attention particulière. En effet, il s’agit d’un problème de plus en plus préoccupant et embarrassant pour nous, habitants, ainsi que pour la beauté de notre ville.
Depuis le début de cette année, notre pays a accueilli la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, la deuxième du genre sur le continent africain. De plus, la visite du pape Benoît XVI a contribué à faire de notre ville une vitrine d’excellence. D’autres événements d’envergure sont également attendus, notamment le sommet des ministres de l’Éducation de base pour l’Afrique et la Francophonie.
Dans ce contexte, nous avons le devoir collectif de rendre notre ville propre. La présence d’ordures ménagères dans plusieurs quartiers ne reflète pas une image digne de notre pays et doit impérativement être prise en charge.
On s’ouvre vraiment avéc cette histoire d’ordures la
Cette scène illustre une réalité préoccupante : les habitants s’adaptent par nécessité face au manque de solutions, au point que l’insalubrité devient normale. Entre absence d’infrastructures et résignation, c’est tout le cadre de vie qui en souffre.
Une ville est moins développée lorsque l’insalubrité y règne, je crois que c’est un grand défi que vous êtes êtes en train d’essayer de relever.
Le problème vient du gouvernement qui ce moquent de ça population et de la population qui manque biensur d´incivisme
La société en charge de collecter n’as pas le moyens suffisant pour fournir le service attendu
Nous sommes encore loins de pouvoir résoudre ce fléau. Étant dans pays qui fait c’est toilettes juste pour accueillir des invités de marque………..
Le Cameroun est un paradoxe en elle meme
Cet article est vraiment intéressant